Alors que nombre de Français rentrent de vacances, tout n'est pas rose sur d'autres littorals de la planète. Heureusement l'ONU est en alerte et l'Aide Internationale se met désormais en action.
Tel le Canada notamment, qui devrait aider le Liban à nettoyer la marée noire provoquée par les bombardements israéliens. La nappe de pétrole a déjà causé des dommages environnementaux considérables et elle menace maintenant l'industrie libanaise de la pêche — une des pierres d'assise de l'économie du pays — ainsi que l'existence de milliers de villages de pêcheurs, a déclaré un député libéral canadien, membre d'une délégation de parlementaires en visite au Moyen-Orient.
Les Nations Unies affirment que la marée noire a déjà pollué 137 kilomètres de côtes et estiment que les opérations de nettoyage pourraient durer un an et coûter plus de 74 millions de dollars américains. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a exprimé sa profonde inquiétude devant les conséquences pour l'environnement de la situation au Liban suite à cette véritable catastrophe écologique.
I - L'ONU en alerte
Les experts du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) se sont dits particulièrement inquiets quant aux conséquences de la marée noire qui s'est développée au large des cotes du Liban suite au bombardement par l'aviation israélienne du 13 au 15 juillet derniers, des réservoirs de la centrale électrique libanaise de Jiyyeh à 30 km au sud de Beyrouth. Selon des experts de l'environnement il s'agit du plus grand désastre écologique dans l'histoire du Liban.
Le PNUE précise que "la cessation des combats permet maintenant à la communauté internationale d'apporter son aide aux autorités du Liban dans la gestion de cette catastrophe écologique. Un plan d'assistance de 50 millions d'euros pour le nettoyage de la marée noire qui s'est répandue sur ses côtes et pour empêcher que les pays voisins ne soient touchés a été adopté lors d'une conférence internationale organisée par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et l'Organisation maritime internationale (OMI) le 17 août à Athènes."
Des représentants officiels et des experts des Nations Unies, des pays riverains et la Commission européenne, ont élaboré un plan destiner à gérer les 10.000 à 15.500 tonnes - selon les estimations - de fuel qui se sont déversées dans la Méditerranée à la suite du bombardement de la centrale électrique. La marée noire qui s'en est suivie aurait touché 150 km de côtes et s'étendrait au nord jusqu'aux côtes syriennes. "Il s'agit d'une estimation minimale qui sera rectifiée quand nous connaîtrons les besoins en nettoyage", a précisé mardi , lors d'une réunion de l'ONU en Grèce, Achim Steiner, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).
Ce dernier souhaite également mettre l'accent sur toutes les conséquences de la catastrophe écologique "sur la vie des populations et leur santé, le développement économique, les écosystèmes, la pêche, le tourisme et les espèces rares et menacées".
II - Aide internationale
L'Union Européenne a annoncé pour sa part samedi que ses équipes et celles de la Défense civile libanaise ont récupéré 100 tonnes de fioul sur la plage de Jbail, l'antique Byblos, au nord de Beyrouth, souillée après le bombardement israélien. Une cinquantaine de tonnes avaient déjà été récupérées sur cette plage, à une trentaine de km au nord de Beyrouth, pour être recyclées en asphalte, précise le communiqué de l'UE.
A la demande du ministère libanais de l'Environnement, l'UE avait mobilisé début août une équipe d'experts et du matériel danois et norvégien pour aider le Liban à faire face à cette catastrophe écologique, la première de cette importance en Méditerranée.
Mercredi, le premier ministre canadien Stephen Harper a promis une aide supplémentaire de 25 millions $ CAN pour le Liban. L'argent doit servir à acheter de la nourriture, de l'eau et des médicaments qui seront distribués par des organisations humanitaires au Liban.
III - Impacts sur environnement, santé et économie
Selon le ministre de l'environnement libanais, il faudra peut-être 10 ans pour que l'effet de l'énorme marée noire qui affecte les côtes libanaises soit surmonté. Les experts ont averti que la pollution pourrait entraîner un risque de cancer pour les personnes habitant les zones affectées.
Selon Yacoub Sarraf, le retard imposé par la guerre aurait gravement affecté les côtes libanaises. Comparant la situation actuelle avec d'autres catastrophes identiques, il alerte par ailleurs sur le fait qu'une intervention soit nécessaire durant les deux ou trois premiers jours de la marée noire; or, un retard de trois semaines a était pris de manière inéluctable, compte-tenu du conflit. "Les dégâts sont faits. Cela va sans dire que les pêcheurs vont être touchés pendant au moins 2 à 3 ans avant que l'écosystème ne se rétablisse".
Selon lui, les estimations les plus optimistes établiraient que le secteur touristique soit frappé pour une ou deux saisons. En l'absence d'intervention, les nappes au large de la côte pourraient revenir et toucher à nouveau le littoral. Mais plus grave encore, les nappes de pétrole constitueraient "un mélange hautement toxique fait de substances qui causent le cancer et des dommages au système endocrin". Selon les experts, les personnes les plus vulnérables face à ces vapeurs toxiques seraient les 2 millions d'habitants de Beyrouth.
Ils ajoutent que d'énormes quantités de poissons le long des côtes ont été tués par la pollution pétrolière. Un porte-parole du PNUE indique néanmoins qu'il est trop tôt pour porter un jugement quant à l'impact de la pollution sur l'environnement de la région. "Il est prématuré de tirer des conclusions sur l'impact potentiel sur la santé avant d'avoir pu effectuer des analyses de la nappe", déclare Luisa Colasimone.
Basma Badran, porte-parole de Greenpeace à Beyrouth, a estimé que l'aide de la communauté internationale était essentielle dans la mesure où les autorités libanaises n'ont pas la capacité de faire face à une marée noire de si grande ampleur.
Le ministre libanais de l'environnement a déclaré que les dernières images satellite démontrent que la nappe de pétrole continue à s'étendre sur l'est méditerrannéen, menaçant les côtes de la Turquie, voire de Chypre. Toutefois le ministère turc de l'environnement estime que le risque est "plutôt limité", mais que des vols de reconnaissance ont lieu régulièrement et que des navires sont prêts à déployer des barrières flottantes en cas de besoin.
Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d'eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson,
alors il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible.
[Proverbe Indien]
Arrétons d'être manipulé par ce que l'on voit au média au niveau de la pollution marine, ce n'est pas seulement la pollution par les hydrocarbures liée à des accidents et à des dégazages illégaux, comme on essaye de nous faire savoir pour "avoir bonne concience", il y a aussi les eaux usées domestiques, les rejets industriels, les fuites provenant de déversements de déchets, les écoulements urbains et industriels, les déversements, les explosions, la production pétrolière, l'exploitation minière, les pesticides et les engrais agricoles, les sources de chaleur résiduelle et les décharges radioactives.
Alors essayons d'ouvrir les yeux il est vrai que cela est plus facile car la forte visibilité des fuites de mazout sur les environnements marins est plus simple, mais les quantités totales impliquées sont minimes par rapport aux polluants provenant d'autres sources.On estime que parmi les polluants retrouvés dans la mer ont pour environ 44 % des sources terrestres et pour 33 % une origine atmosphérique. En revanche, le transport maritime représente seulement aux alentours de 12 %.
Essayons de faire attention a ce que l'on fait avec la planéte cela changera notre avenir et celui de nos enfants.