Les enemis de la forêt
Posté le 08.09.2006 par ecologie
Ennemis naturels
Ce sont surtout les insectes ravageurs, tels la chenille processionnaire du pin ou celle du chêne, mais aussi les insectes qui vivent dans le bois ou sous l'écorce, et certains champignons, parfois très dangereux comme ceux de la graphiose de l'orme ou de la maladie de l'encre du châtaignier. Souvent, ces attaques, véritables épidémies, sont favorisées par l'affaiblissement des arbres pour diverses causes, sècheresse, tempêtes...
Les mammifères aussi peuvent être nuisibles, les rongeurs (mulots), les lapins et surtout les animaux qui constituent le grand gibier : cerfs, daims, chevreuils, qui broutent les jeunes pousses et rongent les écorces. En forêt méditerranéenne, les chèvres sont un ennemi redoutable des arbres.
Accidents climatiques
Les périodes de sècheresse, comme 1976, ou de forte canicule (2003) peuvent provoquer le dessèchement des feuilles qui tombent alors prématurément. On peut constater aussi des brûlures de l'écorce exposée au soleil (hêtres).
Les effets peuvent se faire sentir des années après. La sècheresse aggrave le plus souvent les effets d'autres agents, tels les incendies ou les insectes ravageurs. Ainsi, en 1976, les incendies accentués par la sècheresse brulèrent plus de 800 km² en France.
En période hivernale, le gel n'est généralement pas à redouter, sauf les cas extrêmes, comme en 1956 en France ou en 1985, lorsque 30 000 pins maritimes landais gelèrent. Les gelées tardives, sont, elles, nuisibles pour les jeunes plants. La neige peut être dangereuse dans certaines conditions, lorsqu'elle forme des manchons autour des branches, qui finissent par casser sous le poids accumulé.
Les tempêtes, comme celle de décembre 1999 en Europe de l'Ouest, provoquent le déracinement et l'abattage des arbres, qui forment les « chablis » ou leur cassure par le milieu du tronc, laissant en place les « chandeliers » et au sol les « volis ». En France, la tempête de 1999 a ainsi abattu 146 millions de m³ de bois.
Action de l'homme
La pollution
Les polluants liés à l'activité humaine sont nombreux : anhydride sulfureux qui provoque les fameuses « pluies acides » auxquelles fut attribué le dépérissement des forêts constaté en Europe dans les années 1970-80, mais qui devait beaucoup aussi à la sècheresse, les oxydes d'azote, l'acide fluorhydrique, émis localement par certaines industries notamment dans certaines vallées alpines, les particules émises par la combustion du gazole, l'ozone... Il y a aussi en montagne le sel de déneigement.
Les feux de forêt
Un feu de forêt dans le WyomingIls sont le plus souvent allumés par l'homme, volontairement (pyromanes, bergers...) ou involontairement (négligence). Prenant des proportions catastrophiques dans certaines régions (notamment autour de la Méditerranée), ils conduisent à la mise en place de moyens de lutte très importants, dont l'efficacité est variable. Toutes les essences forestières sont combustibles, mais certaines riches en produits volatils favorisent le combustion et l'extension de l'incendie, d'autres résistent mieux (grâce à des phénomènes de protection comme la création de liège), ou se régénèrent plus vite.
En France, les incendies ne sont pas une menace sérieuse pour les forêts, mais plutôt un problème économique. En moyenne 200 km² par an partent en fumée. Outre le manque à gagner en produits d'exploitation (bois d'œuvre et bois de chauffage), La prévention et la lutte contre les incendies coûtent en moyenne 125 millions d'euros par an.
La déforestation
Elle est ancienne en Europe, où les grands défrichements datent de l'Antiquité (dans les régions méditerranéennes) et du Moyen Âge, mais continuent pour faire place à certains équipements, autoroute, urbanisation, réservoirs hydro-électriques, aménagements pour les sports d'hiver, etc. À l'heure actuelle, ce sont surtout les forêts tropicales qui soufrent de ce phénomène de déforestation, soit pour des raisons de développement économique, comme en Amazonie, en Asie du sud-est ou en Sibérie, soit par surexploitation des ressources en bois tropicaux.
Toutefois l'action de l'homme sur les forêts ne se résume pas à des actions néfastes. Les forêts françaises sont dans une grande mesure le fruit de l'action de l'homme ; il est couramment admis qu'elles sont gérées de manière durable. Contrairement à une idée reçue très répandue, la surface de la forêt française augmente (+ 30 % depuis 1900 environ), mais souvent grâce à des plantations de résineux, plus rentables mais moins riches au niveau biodiversité.
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Peuples premiers
Posté par
Florent le 18.03.2008
Poème des hommes libres
Du printemps à l’été fleurit notre médecine,
En automne tombent les châtaignes et les noisettes,
mûrissent les fruits des arbres et poussent les champignons.
En hiver nous restent plantes médicinales séchés, nourriture conservée.
La nature offre des richesses réelles, les chiffres sont des richesses virtuelles.
L’homme détruit des richesses réelles pour posséder des richesses virtuelles.
Qu’est-ce que l’argent ? Me parle t’on de ces chiffres que l’on enlève, que l’on rajoute, et dont la valeur n’est qu’illusion ?
Me parle t’on de ces écrans électroniques laissant apparaître des chiffres dont la richesse n’est que virtuelle ?
Songeons à un monde privé d’électricité, un bug électronique, un réveil brutal pour l’humanité. Songeons à ces écrans qui demeureront vides.
Ce jour là, nous mangerons la tôle de notre voiture et les briques de notre demeure.
L’argent, ce ne sont que des chiffres.
Les chiffres n’existent nulle part ailleurs que dans l’imaginaire des hommes.
Les hommes sont devenus esclaves d’un mode de vie qu’ils ont eux même créé.
Tant que les hommes penseront par les chiffres, ils resteront prisonniers de leur condition d’esclave.
La vie est simple. Quand j’ai sommeil, je dors. Quand j’ai faim, je mange. Quand j’ai soif, je bois. Mais chez vous, on doit payer un loyer pour dormir, on doit acheter pour manger et on doit demander pour boire. Pourquoi compliquez vous les choses simples ?
Vous voulez acheter des terres, la terre est à tout le monde.
Vous n’avez pas besoin d’acheter pour vivre ici, nous pouvons vivre ensemble, partager le même territoire de chasse, boire à la même source, cultiver la même terre.
Je sais que chez vous tout se vend, tout s’achète. Mais il vous faut enlever ce raisonnement de votre tête. Ici, la vie est différente, rien ne s’achète, rien ne se vend, tout se partage.
Notre rôle dans la préservation de l’environnement est la prise de conscience générale que la terre qui nous offre les ressources dont nous avons besoins est détériorée chaque jour un peu plus et tout cela au nom d’une cause imaginaire qu’est le profit, le chiffre et la richesse virtuelle.
Il nous faut comprendre et faire comprendre aux autres qu’il n’y a rien de plus vrai que la terre, l’arbre dont on peut manger le fruit, l’animal dont on peut manger la viande, et qu’il n’y a rien de plus illusoire que cette richesse virtuelle qui n’existe nulle part ailleurs que sur un écran électronique.
Florent